Sur la performance thermique, l'écart s'est refermé
Il y a vingt ans, la hiérarchie était nette : le PVC isolait, l'aluminium non. La rupture de pont thermique a changé cela. Aujourd'hui, un aluminium haut de gamme comme le MB-104 Passive atteint des niveaux de construction passive, et un bois de 88 mm fait aussi bien qu'un PVC de même épaisseur.
Ce qui subsiste, c'est un écart de prix à performance égale. Atteindre un Uw donné coûte plus cher en aluminium qu'en PVC, et plus cher en bois qu'en aluminium si l'on compte l'entretien sur trente ans. La question n'est donc pas « lequel isole le mieux » mais « à quel prix pour le niveau que je vise ».
Sur les dimensions, la hiérarchie est réelle
Le PVC fléchit. Le renfort acier compense, puis le collage du vitrage sur les systèmes récents, mais il existe une limite au-delà de laquelle un vantail PVC travaille : environ 2,50 m de hauteur, moins sur une teinte sombre exposée au sud.
L'aluminium n'a pratiquement pas cette limite dans le domaine résidentiel, et sa masse vue plus fine laisse entrer davantage de lumière à ouverture égale. Sur une baie de séjour, la différence se voit à l'œil nu.
Le bois se situe entre les deux : très stable en lamellé-collé, mais avec des sections plus larges que l'aluminium, donc moins de clair de jour.
Sur l'entretien, il faut être honnête
Le PVC ne demande rien d'autre qu'un nettoyage. L'aluminium, un lavage à l'eau savonneuse une à deux fois par an, davantage en bord de route.
Le bois demande une reprise de finition tous les huit à douze ans sur une façade abritée, tous les cinq à huit ans sur une façade exposée à l'ouest. Ce n'est pas le ponçage annuel de la légende, mais ce n'est pas rien non plus. En contrepartie, une menuiserie bois se répare localement au lieu de se remplacer.
Sur les contraintes réglementaires, la question ne se pose parfois pas
Dans un site patrimonial remarquable - le centre d'Obernai, la Grande Île de Strasbourg, le vieux Colmar, Wissembourg - l'Architecte des Bâtiments de France prescrit régulièrement le maintien du bois, ou un dessin de menuiserie conforme à l'existant.
Dans ce cas, deux voies : le bois, ou un aluminium au dessin traditionnel comme le Decalu 94 Retro, qui reproduit moulures et petits bois. Le PVC est plus rarement accepté, sauf en plaxé teinté quand l'avis le permet.
En résumé, ce que nous conseillons selon la situation
- Rénovation d'un pavillon, budget maîtrisé, dimensions courantes : PVC, sans hésitation.
- Grande baie de séjour, teinte sombre, maison contemporaine : aluminium.
- Secteur protégé, bâti ancien à conserver, exigence patrimoniale : bois, ou aluminium au dessin traditionnel.
- Maison passive ou très basse consommation : Energeto 8000 en PVC, MB-104 Passive en aluminium, Naturo 88 en bois.
- Copropriété : ce que le règlement impose, avant toute autre considération.
Qualibat RGE


